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Association Française de Pleine Conscience

30/09/2013
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Les étiquettes verbales ou mentales

« Plus vous attribuez des étiquettes verbales ou mentales aux choses, aux gens ou aux situations, plus votre réalité sera superficielle et inerte. Plus vous serez hermétique à la réalité, au miracle de la vie qui se déploie continuellement en vous et autour de vous. Avec les étiquettes, on gagne en ingéniosité mais on perd en sagesse, joie, amour, créativité et vivacité. Toutes ces belles choses restent prises entre la perception et l’interprétation. Certes, nous avons besoin des mots et des pensées. Ils ont même une beauté propre. Mais avons-nous vraiment besoin d’en faire notre prison ? » (Eckhart Tollé, Nouvelle Terre)

30/09/2013
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La place de la spiritualité dans la méditation de Pleine Conscience

De nombreuses personnes ont une approche « spirituelle » de la méditation. Dans mes sessions je n’aborde pas directement cette question pour respecter les croyances de chacun.

Cependant les grandes traditions méditatives sont toutes à ma connaissance, « spirituelles ». Cette question est donc centrale dès lors que l’on s’intéresse à la méditation …

Commençons par le début : à quoi fait-on référence quand on évoque la notion de spiritualité ? Et bien il semble que nous fassions référence à ce qui transcende notre monde, notre corps et ses lois physiques classiques.  Ainsi il semblerait que la « pulsion » spirituelle (et religieuse), prenne d’une certaine manière sa source dans l’intuition humaine des limites de notre mental rationnel.

Le lien avec l’approche méditative devient donc évident. La méditation vise précisément à s’affranchir du mental pour atteindre un état de « calme mental » permettant la « vision profonde » (approche bouddhiste), c’est-à-dire une modification profonde de notre conscience du monde (forme de restructuration cognitive comme dirait la Pleine Conscience inspirée des thérapies cognitives comportementales).

De ce point de vue la méditation est donc « par essence » spirituelle.

Ce qui diffère cependant c’est l’interprétation que l’on peut faire de l’expérience vécue une fois atteints ces états de calme mental … S’agit-il simplement d’un état de conscience modifié, totalement compatible avec ce monde matériel ou change-t-on de cadre pour basculer dans une autre « dimension » que certains qualifient de « spirituelle » ?

La science physique moderne nous apporte quelques éléments de réponse …

Depuis le début du 20ième siècle la physique a en effet été confrontée à des découvertes qui sont venues bouleverser totalement notre conception du monde.

La première est celle d’Einstein avec la relativité, qui a découvert que la vitesse de lumière était une constante qui ne dépendait pas du référentiel. Pour faire simple, si vous marchez sur un tapis roulant en allant dans le même sens que lui, et bien par rapport au sol vous aurez une vitesse égale à celle du tapis + la vôtre, vos 2 vitesses s’ajoutant. Par contre si vous aviez une torche dans la main et que vous l’allumiez sur le tapis, la vitesse de la lumière perçue depuis le sol ne changerait pas ! La vitesse de la lumière est une constante et c’est la vitesse maximale atteignable.

Ce même monsieur a également découvert que le temps se contractait à des vitesses élevées. Très concrètement, une horloge embarquée dans une fusée affiche un retard à son retour sur Terre ! Autre preuve : certaines particules atomiques qui ont une durée de vie théorique connue « vieillissent » moins vite que prévu car elles se déplacent à des vitesses proches de celle de la lumière ! Et ce ralentissement du temps correspond exactement à la prévision d’Einstein … enfin, toujours aussi spectaculaire, il a découvert que bien que la lumière n’ait pas de masse (les photons n’ont pas de masse), et bien elle est tout de même sujette à la gravité, ce qui est en totale contradiction avec notre bon vieux Newton … ceci étant lié à l’équivalence entre la masse et l’énergie, le fameux : E=MC².

Bref … il aurait été brulé pour moins que ça il y a quelque centaines d’années ! 😉

Alors où s’arrête notre monde « rationnel », où commence le monde « spirituel » ?

Même si nous trouvions toutes les lois pour expliquer les « bizarreries » constatées dans les modèles physiques actuels (quantiques, relativité, unification de toutes ces lois), cela ne répondrait pas à la question de l’origine: d’où vient cette énergie ?

Le seul moyen de répondre à cette question est de changer de paradigme et d’accepter qu’il existe une « réalité » qui n’est pas soumise à la notion de « début » ou de « fin » …

De la même manière, la physique quantique est confrontée à un terrible dilemme : il semblerait que le principe de localité (1 entité ne peut être physiquement qu’à un endroit à la fois) n’est pas vrai, car certains photons  « jumelés » prennent instantanément le même état alors qu’ils sont physiquement éloignés !

Récapitulons … la physique moderne nous dit : il existe au moins un élément qui n’est pas soumis à la notion de début et de fin, certains éléments sont liés comme une seule et unique entité malgré la distance qui les séparent …

Alors est-on encore dans la science ou peut-on dors-et-déjà parler de spiritualité ?

Par ailleurs la physique n’a toujours pas d’explication pour « lier » entre elles les différents modèles du monde. Ainsi elle ne sait pas pourquoi au niveau atomique les atomes suivent certaines lois (physique quantique), alors qu’un objet constitué de ces mêmes atomes suit des lois totalement différentes, les unes ne pouvant être déduites des autres !

Pour mettre un mot sur ce phénomène les scientifiques introduisent la notion « d’émergence » …

Alors pourquoi ne pas imaginer que la spiritualité est un niveau « émergent » par rapport à notre monde rationnel – de la même manière que la physique quantique est un niveau « émergent » par rapport aux lois de la physique newtonienne et relativiste – niveau qui serait donc soumis à des lois totalement différentes de celles que nous connaissons, sans que les unes ne puissent être déduites des autres ?

Il deviendrait donc possible de méditer à « plusieurs » niveaux, soit matériel, soit spirituel.

A méditer … 😉

Julien.

30/09/2013
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La Conscience et notre cerveau ?

Des progrès récents en neurosciences nous permettent de mieux comprendre le fonctionnement de notre cerveau et éclairent de manière passionnante ce concept que nous appelons « conscience ».

Grâce à l’étude de patients ayant subi une section du corps calleux (pour atténuer des crises d’épilepsie) et ayant donc les 2 hémisphères qui ne communiquent pas, les scientifiques ont découverts quelques spécificités du cerveau humain.

Tout d’abord ils ont découvert que le cerveau est organisé en modules de traitement indépendants, chacun assurant des fonctions précises et pouvant travailler en parallèle. Une fois leur part du travail effectuée, ils transmettent le résultat de cette fonction aux autres modules concernés. Ils ont ainsi pu identifier des spécificités liées à chaque hémisphère, en fonction des « modules » de traitement localisés dans l’un ou l’autre. Ainsi par exemple le module spécialisé dans les associations complexes est le cerveau gauche. Présentez à l’œil gauche (donc au cerveau droit) de ces patients l’image d’un tas de bois, puis d’une allumette, ils auront du mal à les associer à l’image d’un tas de bois en feu, ce que le cerveau gauche pourra faire sans problèmes.

Le cerveau gauche est aussi celui du langage.

Plus intéressant encore, ils ont découvert que la « conscience » était spécifique à chacun de ces modules !

Pour mettre cela en évidence, ils se sont d’abord aperçus que lorsqu’on montrait au cerveau droit du patient une image (via l’œil gauche), et que l’on demandait au cerveau gauche (par le biais du langage) ce qu’il avait vu, et bien le patient était incapable de répondre ! Son cerveau gauche n’était donc pas « conscient » de ce qu’avait vu le cerveau droit !

Pour aller encore plus loin, si un patient a un nerf optique endommagé (donc une lésion qui ne se situe pas au niveau du cerveau mais en amont), le patient sera conscient d’avoir perdu une partie de son champ de vision et l’exprimera. Par contre si la lésion se situe directement sur le module de traitement au niveau du cerveau et bien le patient ne sera pas conscient qu’il a perdu une partie de son champ de vision et vous jurera que tout va bien !

Il semble donc que d’une certaine manière la conscience est directement associée à chaque module de traitement. Il n’y a pas une conscience unique mais autant de consciences que de modules !

Les scientifiques se sont alors demandé pourquoi dans ces conditions nous avions une conscience d’unité, d’un Soi unique ?

Ils ont alors découvert un module très particulier qui assure cette cohésion, le module « interprète », situé sur le cerveau gauche.

Ce module s’appuie sur les informations remontées par les différents modules, pour donner du sens à une situation à postériori, et c’est du résultat de cette interprétation que nous avons « conscience ».

Ce module intervient après que les évènements se soient produits ! Ainsi, les scientifiques ont constaté qu’il y avait un délai qui pouvait aller jusqu’à une demie seconde entre l’apparition dans le cerveau des signes d’une action à venir et la prise de conscience de cette action ! En gros, au moment où nous prenons conscience des choses, elles sont déjà décidées dans notre cerveau depuis une demi-seconde !

Ce module tente par ailleurs de donner du sens coûte que coûte à une situation, quitte à se tromper.

Un cas édifiant est celui d’un patient qui avait une lésion l’empêchant de ressentir le sentiment de « familiarité ». Il reconnaissait les visages de ses proches mais ne ressentait plus d’émotion particulière lié à cette proximité. Et bien ce patient était convaincu que cet homme qui le suivait et s’occupait de lui était un imposteur qui avait pris la place de son père ! Son module interprète donnait un sens à cette situation ambiguë pour lui quitte à proposer une explication alambiquée !

Une autre expérience sur ce thème: on a dessiné sur le visage d’un patient une grosse cicatrice, en lui expliquant qu’on allait tester la réaction de son interlocuteur face à cette cicatrice. Mais juste avant de lui faire rencontrer la personne, on a effacé la cicatrice sous le prétexte de la rafraîchir. Donc quand il a parlé avec son interlocuteur, il n’avait plus aucune trace sur le visage. Pourtant ce patient a interprété tous les comportements de la personne en face de lui pour les rendre cohérents avec ce qu’il croyait être son apparence pendant la discussion !

 

Ce module interprète pourrait donc être ce fameux « mental »  conditionné dont on essaye de calmer les ardeurs par la méditation …

Malgré toutes les limites de ces découvertes récentes ces expériences semblent cependant confirmer à quel point nos « jugements » sont facilement biaisés par nos croyances et par le contexte.

Le mieux est donc sans doute d’éviter simplement tout jugement et d’apprendre à ne pas s’identifier aux pensées qui émergent dans notre « conscience » car elles ne sont que des interprétations – à postériori – et potentiellement fausses d’un faisceau d’informations remontées par notre cerveau !

Bonne pratique,

Julien.

30/09/2013
de admin
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Réflexions sur la notion de Non-Violence

Le nom qui vient immédiatement à l’esprit est celui de Gandhi, dont la philosophie de vie pourrait se résumer à ce mot sanscrit: « Ahimsa », la non-violence.

Il existe plusieurs niveaux d’approche de cette notion.

Le premier niveau est le plus évident : il s’agit de ne pas imposer de souffrance physique à autrui.

Le deuxième niveau est celui de la non-violence verbale: ne pas imposer de souffrance psychique volontaire par le biais de nos mots (insultes, critiques etc.)

Le troisième niveau est celui de la non-violence « implicite » de nos comportements: ne pas générer de souffrance psychique à autrui, par notre attitude indirecte. Ainsi, sans toucher physiquement une personne ou sans lui adresser directement des mots « durs », notre comportement peut la faire souffrir tout autant, voir bien plus.

Enfin il y a la non-violence envers soi-même. Très souvent notre état d’esprit – c’est-à-dire notre interprétation du monde (le fameux filtre du mental) nous fait souffrir – ce qui est donc une forme de violence envers nous-même (ex : le pessimisme, la dépression etc.)

La difficulté est que cette tendance négative et violente de notre mental est profondément ancrée dans notre nature biologique.

D’un point de vue évolutionniste en effet il semble que cette tendance s’est développée car elle était essentielle à la survie de notre espèce. Elle repose sur 2 mécanismes :

–          L’anxiété, c’est-à-dire notre capacité à anticiper le déroulement négatif des événements, qui est donc une forme de « vigilance » permettant d’anticiper le danger quitte à noircir le tableau

–          Et la réponse à l’anxiété, la très étudiée et connue réponse « combat-fuite », qui consiste en une capacité de mobilisation instinctive de toute notre énergie physique et mentale, soit pour fuir (la réaction de peur, peur panique), soit pour nous battre (d’où notre capacité de violence, qui est en fait une arme).

La violence est donc dans notre nature « physiologique » !

Heureusement de nos jours notre société rend la violence non nécessaire (la peur reste utile, pour éviter les situations à risque) à la survie de notre espèce. Le souci est donc que l’anxiété demeure, sans avoir d’exutoire, puisque la violence n’a plus l’occasion en général de s’exprimer (elle est bannie par les règles sociales) et la fuite n’est pas toujours possible (ex : le stress au travail peut difficilement être soulagé par la fuite !).

Ainsi notre corps souffre de cette anxiété contenue.

Une expérience a été menée sur des rats sur ce sujet. 2 paires de rats ont été sélectionnées. Pour chaque paire, les rats ont été mis en situation de proximité et artificiellement stressés. Pour l’une des paires, les rats étaient séparés par une grille et donc ne pouvaient pas se battre. Pour l’autre paire, les rats pouvaient se battre. Après un certain temps les rats ont été disséqués. Les rats qui pouvaient exprimer leur stress en se battant avaient des organes internes intacts alors que les rats qui n’avaient pas de possibilité d’exutoire étaient littéralement rongés de l’intérieur !

Alors comment éviter de finir comme ces rats, sachant que l’anxiété fait partie de notre nature et que nous ne pouvons pas l’extérioriser par de la violence  et que nos possibilités de fuite sont parfois limitées ?

La méditation de Pleine Conscience est une excellente solution: nous apprenons à modifier notre regard sur le monde donc nos motifs d’anxiété diminuent (ne plus s’identifier à ses pensées, comprendre qu’il ne s’agit que de notre interprétation du monde, pas la réalité), et nous apprenons à contrôler notre réponse à cette anxiété en ne laissant pas se développer la « pulsion » de violence qui si elle n’est pas exprimée abîme notre corps et notre esprit (travail sur la vigilance et le lâcher-prise)

En devenant non-violent envers nous-même par la pratique de la méditation de Pleine Conscience, nous préservons notre équilibre et nous devenons non-violents envers les autres (car il n’y a pas de violence envers les autres sans violence envers soi-même).

La non-violence est donc un excellent baromètre de nos progrès spirituels.

Bonne pratique

Julien pour l’AFPC

 

03/09/2013
de admin
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De l’importance (sous-estimée) de la Concentration

L’importance de la Concentration est une notion subtile et dont l’importance est facilement sous-estimée dans nos sociétés, incitées en permanence à la vitesse, la volatilité, au «zapping » permanent … bref : le contraire de l’ordre et de la concentration. Nous associons facilement dans nos sociétés l’ordre à quelque chose de négatif, appartenant à une autre époque (dans l’éducation par exemple), lourd et limitant.

Pourtant il semblerait que de nombreux problèmes psychiques soient liés précisément à un manque « d’ordre » psychique.

Le (trop) mal connu Docteur Vittoz, un des précurseurs de la Pleine Conscience « médicale », parle dès le début du 20ième siècle de cette « entropie » psychique comme étant la source de nombreux problèmes « mentaux ». L’entropie est une notion bien connue des physiciens qui désigne le degré de « désordre » des particules de la matière. Plus l’entropie est élevée, plus le système est désorganisé. Ainsi par exemple la chaleur s’accompagne d’augmentation de l’entropie des particules qui en s’entrechoquant parce qu’elles sont désorganisées dégagent de l’énergie, la chaleur.

Ainsi si notre esprit est désorganisé, si nos pensées n’ont aucune cohérence, sautent d’un sujet à l’autre ou bouclent infiniment sur le même sujet, nous « gaspillons » beaucoup d’énergie psychique et des troubles peuvent apparaître comme la dépression, caractérisée justement par ce manque d’énergie psychique, de désir, de motivation etc.

Le docteur Vittoz, grâce à sa méthode qualifiée de révolutionnaire par Einstein lui-même à son époque a ainsi pu améliorer grandement la vie de nombreux patients psychiatriques en améliorant leur capacité de « contrôle cérébral ».

(Note: il semble intuitivement assez clair que certains troubles psychiatriques sont plutôt liés de manière schématique à un dysfonctionnement de certaines fonctions mentales ou de certains schémas mentaux. La concentration dans ce cas peut au mieux améliorer la situation mais sans doute pas les soigner).

En augmentant l’ordre dans notre esprit et donc en diminuant notre « entropie psychique » comme l’évoque le docteur Vittoz, nous allons mieux.

Or il existe une pratique très simple pour parvenir à cela : la concentration !

Travailler sa concentration, apprendre à focaliser son esprit, à organiser ses pensées, à calmer le mental … tout cela améliore très directement notre Bien être actuel mais aussi futur ! Car si notre esprit est désorganisé, il intègrera les futures informations de manière incorrecte, augmentant encore le désordre de notre esprit …

Cette notion importante de la concentration est très largement intégrée dans les traditions méditatives (bouddhisme, zen, Pleine Conscience etc), alors qu’elle est d’après moi étonnamment sous-estimée par les systèmes thérapeutiques actuels !  Je crois sincèrement qu’il est très bénéfique de « prescrire » quasiment systématiquement (sauf incompatibilité ou risque) aux patients des exercices spécifiques destinés à améliorer leur concentration.

Dans le bouddhisme par exemple, il est considéré comme inutile de passer à la phase 2 du parcours méditatif (vipassana, la vision profonde), si le pratiquant n’a pas intégré un minimum de « calme mental », (donc de concentration) appelé Samatha.

Comme c’est évoqué métaphoriquement dans le Zen, travailler sa concentration revient à aiguiser la lame de son couteau pour « trancher » le voile de l’illusion (du mental). Méditer des années sans améliorer en priorité sa concentration revient donc à s’épuiser en essayant de couper avec une lame émoussée !

Au-delà des pratiques classiques de la Pleine Conscience n’hésitez pas par exemple à méditer sur un support visuel (la bougie est un excellent support) pour travailler spécifiquement votre concentration. 10 à 15 minutes de concentration quotidienne sur la flamme de la bougie sont un excellent moyen d’améliorer rapidement votre concentration et d’en bénéficier pour l’ensemble de votre pratique de Pleine Conscience !

Belle journée et bonne pratique, 🙂

Julien.

26/08/2013
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Le voile terne de notre mental

« Le voile terne » de notre mental crée une distance entre nous et la réalité. La méditation de Pleine Conscience nous aide à nous débarrasser de ce voile de conditionnement pour voir les choses telles qu’elles sont.

La pratique de la méditation consiste de manière très simple à habituer l’esprit à un nouveau mode de fonctionnement : ne plus passer systématiquement par le filtre du mental qui associe, compare, juge, critique … et finalement nous empêche de voir les choses telles qu’elles sont réellement, mais seulement telle que nos expériences nous ont conditionné à les voir.
Pour bien comprendre, prenons le cas extrême de la phobie.
Un jour pendant votre enfance une guêpe vous pique et cet événement conditionne en vous une peur panique de tous les insectes volants. Dès lors tout insecte volant devient source de peur car vous ne voyez plus l’insecte tel qu’il est (souvent inoffensif) mais tel que cette expérience du passé vous a conditionné pour le voir !
Et bien ce mode de fonctionnement s’applique pour toutes nos expériences, de manière plus ou moins consciente. Notre regard est ainsi « teinté » de toutes nos expériences passées. Notre cerveau établit des grandes catégories, met le monde dans des cases et finalement nous ne percevons plus les choses telles qu’elles sont mais simplement l’idée que nous en avons gardée dans notre mémoire.
Cet arbre en face de nous n’est plus qu’un « concept » souvent terne sous nos yeux au lieu de cette espèce unique, jamais identique, dont le frémissement des feuilles au vent ou la palette des reflets verts sous le soleil peut à chaque instant nous émerveiller si nous le contemplons réellement.
Avec la pratique de la Pleine Conscience nous abandonnons ce mode « pilote automatique », nous apprenons à ne pas laisser le mental ternir toute notre expérience de la vie. Et avec ce regard « neuf », le monde entier retrouve un éclat fabuleux qui ne l’avait jamais quitté.
Il semblerait que l’Eveil n’est rien d’autre que cela. L’éveillé n’a rien de l’être extraordinaire capable de léviter ou de réaliser des miracles parfois décrits dans la littérature !
C’est simplement une personne qui s’est libérée de ses conditionnements et a « déchiré » ce voile terne qui trouble le regard. Elle vit donc dans un ravissement permanent, immergée dans la beauté du monde qui nous entoure !

Belle journée lumineuse,

Julien.

23/08/2013
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Commentaires fermés sur Les intestins, ce « deuxième cerveau »

Les intestins, ce « deuxième cerveau »

Un article troublant sur les intestins comme « deuxième cerveau » pouvant servir à guérir des maladies mentales, qui montre les limites de notre savoir médical actuel et qui renforce encore l’unité indissoluble du corps et de l’esprit … la fameuse « intelligence du corps » que j’évoque souvent.

Intéressant aussi de noter l’importance de l’attention sur les mouvements lents de l’abdomen dans la méditation de Pleine Conscience sur le souffle, mouvement perçus comme un lent bercement régulier, apaisant … qui amène de la conscience et de la vie dans la région des intestins précisément … un lien ? Un jour la science mettra peut être en évidence les vertus « physiques » de cette pratique de Pleine Conscience. 🙂

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/08/22/psychosoma-guerir-des-maladies-mentales-en-soignant-lintestin-ce-deuxieme-cerveau/

 

Julien pour l’AFPC (Montpellier).

L’AFPC est l’Association Française de Pleine Conscience, qui organise des sessions, ateliers et stages de Méditation de Pleine Conscience sur Montpellier et sa région.
Sur internet: http://www.pleineconscience-france.com
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23/08/2013
de admin
Commentaires fermés sur Le Bonheur et les mots

Le Bonheur et les mots

Le Bonheur et les mots …

« Bonheur : as-tu réfléchi combien cet horrible mot a fait couler de larmes ? Sans ce mot-là, on dormirait plus tranquille et on vivrait à l’aise. »
Gustave Flaubert

Alors doit-on se méfier des mots ? Flaubert met le doigt sur une difficulté. Car parler du Bonheur, ce n’est évidemment pas être heureux … C’est même peut-être installer un obstacle entre nous et le Bonheur véritable. Car notre capacité de conceptualisation qui trouve sa quintessence dans le langage est tout à la fois ce qui nous a permis les plus grands progrès scientifiques et ce qui nous éloigne le plus de notre capacité « naturelle » au Bonheur.
Le Bonheur comme toutes les émotions ou les sensations ne doit pas être « pensé » mais doit être vécu. Or « mettre des mots sur » c’est déjà créer une distance entre nous et le réel avec la certitude d’élaborer sur cette base conceptuelle un modèle de compréhension nécessairement faux de la réalité, car trop limité. Comment pouvons-nous prétendre « penser » et « comprendre » le monde et toutes ses nuances avec 26 lettres ? Les exemples sont innombrables qui nous prouvent quotidiennement que nous échouons dans cette tentative. Il n’y a qu’à considérer un instant toutes les difficultés de communication entre 2 personnes : l’un exprime son ressenti avec des mots que l’autre interprète différemment … Et ce n’est pas parce que l’un s’est mal exprimé ou que l’autre a mal compris (reproche fréquent) … c’est simplement qu’il est impossible en 1 phrase de quelques mots d’exprimer ou de comprendre de manière juste un ressenti complexe et tout en nuance …

C’est pour cela qu’agir en Pleine Conscience sera toujours infiniment plus efficace qu’agir « rationnellement » pour atteindre une vie harmonieuse et trouver le Bonheur.

C’est là toute l’intelligence du corps, infiniment plus grande que celle de notre esprit.

C’est là le miracle de la Pleine Conscience.

Des milliers de patients franchissent les portes des cabinets de psychothérapie en essayant de mettre des mots sur leur mal-être ou de trouver des solutions « rationnelles ». Or la clé surgit précisément quand la raison s’écarte et laisse émerger des solutions inscrites dans le corps (certains diront l’inconscient) et soigneusement ensevelies sous des montagnes de mots-pensées !

23/08/2013
de admin
Commentaires fermés sur Acceptation et Présence dans la pratique de la Pleine Conscience

Acceptation et Présence dans la pratique de la Pleine Conscience

Dans la pratique la Pleine Conscience, j’évoque souvent la notion « d’Acceptation », importante car indissociable de la « Présence ».
En effet, il n’y a « Acceptation » que s’il y a « Présence ». Car conjuguer Accepter au futur ou au passé, ce n’est pas Accepter les événements, mais l’idée ou le souvenir de ces événements.
De la même manière, il ne peut y avoir de « Présence » que s’il y a « Acceptation ». Car si je n’Accepte pas un événement en train de se produire alors cela signifie que je rajoute entre moi et cet événement une activité mentale qui juge ou rejette. Je mets donc une distance entre moi et cet événement incompatible avec la « Présence ».

En pratiquant la méditation de Pleine Conscience et en cultivant notre « Présence », nous arrivons donc à un état d’ouverture totale et « d’accueil » de la vie dans toutes ses dimensions, laissant librement éclore tous ses miracles

Très bon week-end à tout le monde !

Julien pour l’AFPC (Montpellier).
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30/07/2013
de admin
Commentaires fermés sur Sommes-nous chez nous ?

Sommes-nous chez nous ?

La pratique de la Pleine Conscience est celle d’un lent dépouillement …

« Dieu nous rend souvent visite, mais la plupart du temps nous ne sommes pas chez nous … » (Maître Eckhart, conseils spirituels, cité dans « Au coeur de la tourmente, la Pleine Conscience »).

Encore un autre maître spirituel qui à sa façon nous indique que le chemin du Bonheur est d’habiter son corps, d’être présent dans chaque instant pour accueillir le miracle de la vie.

Au quotidien, nous pouvons nous efforcer d’agir en conscience, voir tout simplement de « demeurer » en conscience. Car après tout mieux ne vaut-il pas mieux un instant simple mais réellement vécu – en « Pleine Conscience » – qu’un instant « extraordinaire » mais passé la tête dans la lune ?

Le simple fruit mangé en Pleine Conscience aura toujours infiniment plus de saveur qu’un plat élaboré dévoré distraitement dans un bon restaurant.

Certains s’offusquent de ces enfants qui passent leur journée devant des jeux vidéos … mais agissent-ils différemment ? Une vie passée dans son mental, à ne vivre les événements que par Sa procuration, n’est ce pas vivre dans un monde totalement virtuel ?

Il semblerait que la pratique de la Pleine Conscience est la clé de notre Bonheur et même plus simplement de notre vie. La recette est simple et aucun argent ne peut l’acheter.

Ayons l’humilité et le courage de faire tomber nos masques, ceux qui depuis de longues années nous protègent, toute cette identité « d’apparat » qui nous maintient soigneusement à distance du monde et de nous même.

Dans de nombreuses traditions, l’entrée dans une vie consacrée à la spiritualité est marquée par un renoncement (cheveux rasés, nudité …) qui symbolise la volonté d’abandonner les attributs (mais surtout les codes & conditionnements) de la vie « mondaine ».

La pratique de la méditation de Pleine Conscience est aussi celle de ce lent dépouillement …

Je vous invite à déposer votre fardeau et à marcher le cœur léger et l’œil souriant à la rencontre de ce monde si réjouissant.

Bonne pratique,

Julien pour l’AFPC (Montpellier).
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